Les cartes à gratter, une façon ludique d’occuper les enfants pendant qu’il pleut !

Dessiner, jouer avec les couleurs, créer sont des activités essentielles pour stimuler l’imaginaire des enfants

Un pluvieux et froid samedi du 11 novembre, et me voilà face à l’éternelle question : quelle activité sympa, originale, créative et adaptée à l’âge de ma marmaille puis-je trouver ?

Et bien, voici ma solution du jour, qui a plu à mes bambins de 5 à 12 ans : les cartes à gratter !

Une activité peu onéreuse, qui plait aux garçons comme aux filles et permet d’éloigner un moment les enfants des écrans (de télévision, téléphone portable, tablettes…) sans forcément sortir de la maison.

Le principe des cartes à gratter est même simplissime : au moyen d’un petit bâtonnet, les enfants grattent l’encre noire sur un support cartonné pour faire apparaître de jolis dessins. Une nouvelle manière de colorier et de développer sa créativité que j’ai donc envie de vous présenter.

Et à ce petit jeu, les éditions Gründ ont sorti toute une collection « Mes créations » au choix très large sur ce thème des cartes à gratter créatives, parmi lesquelles j’ai adoré « Les cartes à gratter Mandalas », « Mes cartes à gratter » et les « Stickers à gratter ».

  • « Les cartes à gratter Mandalas »

Ma grande fille de 12 ans a a-do-ré !

« Cartes à gratter Mandalas »

Le «Mandala» est en fait un terme emprunté à la langue sanskrit (en Inde) et qui signifie, à la base, «cercle». Mais de nos jours, on appelle plus généralement Mandala tous les dessins très détaillés en formes de cercles enchevêtrés, concentriques ou de rosaces.

Personnellement, j’adore pour me détendre et me vider la tête des soucis colorier des Mandalas, c’est pourquoi j’ai tout de suite adoré cette pochette de « Cartes à gratter Mandalas ».

Adaptée aux enfants en mêlant très astucieusement des Mandalas et des dessins très tendres d’animaux, cette pochettes de cartes à gratter éditée par Gründ est tout simplement magnifique. Les enfants découvrant 10 cartes à gratter et un bâtonnet sur le thème de la faune et de la flore.

Nécessitant une certaine dextérité et une bonne concentration (c’est pour cette raison que je déconseille ces « Cartes à gratter Mandalas » avant 5/6 ans), cette très jolie pochette permet de faire apparaître en grattant un renard au regard attendrissant, des colombes dansant un bal autour d’une fleur, une licorne à la crinière florale (qui est déjà accrochée dans la chambre de ma fille), un petit lapin bondissant, un paon multicolore…

« Mes cartes à gratter »

Bref, voilà une pochette de cartes à gratter au résultat vraiment abouti et détaillé qui plaira particulièrement aux petits artistes !

« Cartes à gratter Mandalas » (collection Mes créations) – De Sophie Rohbach – Pochette de 10 cartes à gratter parue aux éd. Gründ en août 2017 – Prix : 7,50 €

  • « Mes cartes à gratter »

Voilà une série de cartes à gratter qui plaira vraiment aux petites filles puisqu’il est question de jolies princesses, de belles fées et de sirènes enchanteresses.

Pour ma part, j’ai vraiment été séduite par la tendresse et la douceur des dix dessins proposés.

Quant à ma puce de 6 ans, elle s’est très longuement appliquée, sans voir le temps passer, à gratter chaque carton pour faire apparaître de jolies frimousses enchanteresses qu’elle a ensuite soigneusement rangée dans sa « pochette à trésors » pour les « montrer dès lundi à la maîtresse ».

Alors oui, bien sûr, je vous le confesse, cette activité de grattage est un peu plus salissante que du traditionnel coloriage (puisque les petits éléments noirs grattés se répandent un peu partout autour de l’enfant, mais un coup d’aspirateur plus tard et la pièce est redevenue impeccable (ou presque… Parce ce qu’avec des enfants, une pièce ne reste jamais très longtemps impeccable !)

« Mes cartes à gratter » (collection Mes créations) – De Sophie Rohbach – Pochette de 10 cartes à gratter parue aux éd. Gründ en août 2017 – Prix : 7,50 €

  • « Stickers à gratter »

J’ai un piou-piou qui adore les stickers… Il en colle partout ! Alors bien sûr, cette pochette de « Stickers à gratter » était faite pour lui !

Et il s’est éclaté pendant un très long moment à choisir parmi le très grand nombre de stickers proposé, à les gratter puis à les coller ensemble pour former de jolis dessins, mais aussi dans son cahier de texte, dans ses cahiers…

Pour ma part, j’ai adoré ce mélange entre les cartes à gratter et les stickers. Et puis, j’ai beaucoup aimé la variété des ambiances donnés par les stickers pouvant séduire beaucoup d’enfants avec des animaux de toute sorte (lion, biche, lapin, chat, chouette, escargot, papillon, koala, kangourou… Il y en a vraiment pour tous les goûts), mais aussi des fleurs et des feuillages de toutes les couleurs et même des cupcakes !

« Stickers à gratter »

Oui, vraiment, mention spéciale à la créatrice de cette pochette « Stickers à gratter », Alice de Page, pour la grande sensibilité, la douceur et la très belle poésie de ses dessins. C’est à fondre de plaisir !

« Stickers à gratter » (collection Mes créations) – De Alice de Page – Pochette de 100 stickers à gratter parue aux éd. Gründ en août 2017 – Prix : 7,50 €

Retrouvez tous ces modèles présentés, et beaucoup d’autres, aux éditions Gründ via : http://www.grund.fr

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« Les mers et les océans », un monde sonore à découvrir !

« Les mers et océans »

J’adore les livres sonores car ils permettent de familiariser, très jeune, les petits au maniement d’un livre. Et donner le goût de la lecture aux enfants, c’est essentiel !

Bref, un dimanche de novembre gris, froid et pluvieux, et me voilà tranquillement installée dans les coussins avec mes lutins à lire des histoires. Et parmi ces histoires, j’ai retrouvé ce livre sonore magnifique, « Les mers et océans », découvert au printemps dernier.

C’est donc l’occasion de vous le présenter en vous offrant par la même occasion une ambiance marine et estivale bien agréable en ce moment…

Un livre qui fait voyager… 

Mon piou-piou de 3 ans, tout comme moi, adoront ce livre sonore « Les mers et océans ». Lui adore les sons, les sons qu’ils peut écouter (et réécouter et réréécouter à l’infini) en appuyant sur l’une des douze puces sonores dissimulées au fil des pages. Cris des mouette et des goélands, chants des dauphins et des otaries, mon petit lutin a pris plaisir à dénicher les petites puces à chaque page, éclatant de rire et frappant dans ses mains à la découverte de chaque nouveau son !

Des puces sonores pour écouter les bruits des mers et des océans

Quant à moi, j’adore lui faire découvrir et aimer les livres en lui faisant rimer lire et plaisir…

J’aime aussi les différentes ambiances évoquées à chaque double page et qui nous font passer d’un bord de plage sous le soleil d’été, à un banc de sable lorsque la mer est basse, puis aux magnifiques et mystérieux fonds sous marins, en passant par un port bruyant et joyeux ou la banquise si belle et tellement vivante.

Des petits volets à soulever pour gagner en agilité

J’aime aussi les différentes et multiples utilisations que l’on peut faire de ce livre : lire une jolie histoire adaptée aux plus petits, trouver et écouter des sons marins, découvrir beaucoup de nouveaux mots enrichissant le vocabulaire de bébé, jouer à retrouver des objets, soulever de petits volets pour découvrir… des trésors marins ! Et tant d’autres choses ! Car avec ce livre, chacun pourra inventer ses propres jeux autour de la lecture et du plaisir qui va avec.

Enfin, j’adore la poésie des illustrations de ce livre « Les mers et océans », à la fois très douces, très joyeuses et très détaillées.

Alors, un dernier conseil : n’hésitez pas à plonger vous aussi dans ce magnifique livre sonore très réussi : « Les mers et océans » !

Infos pratiques

« Les mers et océans »

Livre sonore de Marion Zoubenko et Charlie Pop

Paru en mai 2017 aux éd. Gründ

12 pages en carton épais très solide

Dimensions : 22,7 cm x 22,7 cm

Dès 2/3 ans

Prix : 14,95 €

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Rencontre étonnante avec Doc Seven et Max Bird !!

Prochaine dédicace : le 11 novembre à Bordeaux

Les youtubeurs stars Doc Seven et Max Bird étaient en séance de dédicaces mercredi 1er novembre à la Fnac dans la charmante ville de Rouen. L’occasion idéale pour moi de les rencontrer, accompagné de mon lutin de 13 ans, qui n’aurait manqué ça pour rien au monde et était ravi de jouer au reporter d’un jour.

Rendez-vous était donc pris à la Fnac de Rouen à 15h… Et nous n’étions pas les seuls à savoir que Doc Seven et Max Bird étaient de passage par la Normandie puisqu’un flot ininterrompu de jeunes fans (très jeunes même, souvent accompagnés de leurs parents se prêtant au jeu) a défilé devant les deux youtubeurs imperturbables, très souriants, avenants, sympathiques, drôles et étonnants. Bref, deux gendres idéals !

Entre deux cadeaux (et oui, un youtubeur en dédicace est gâté !), entre deux dessins offerts par les fans, entre deux lettres, deux selfies, deux signatures, deux sourires, Max Bird et Doc Seven ont pris le temps de se confier, un peu.

Doc Seven, Max Bird et mon petit fan

Libre comme l’oiseau… 

Max Bird n’est donc pas que drôle et ultra doué pour les mimiques burlesques, il est aussi passionnant, étonnamment passionnant et passionné de paléontologie et d’ornithologie. Il a d’ailleurs passé de nombreuses années en Amazonie, au côté de scientifiques, où il a pu observer de très nombreux animaux dont son oiseau préféré, le Graal des amoureux d’oiseaux : la harpie féroce, un aigle gigantesque et plus que rarissime, capable d’un coup de serre de tuer un singe.

Max Bird dézingue les idées reçues

Après cette période verte, Max Bird a quitté la faune et la flore amazoniennes pour mettre le cap sur la scène française. Avant de très vite s’orienter vers Youtube où il dézingue depuis avec brio les idées reçues, pour mieux retourner vers la scène où il triomphe actuellement avec son spectacle « L’encyclo-spectacle ».

Simple, vraiment gentil, à l’écoute de ses fans et toujours prêt à partager avec eux ses secrets et ses passions, Max Bird est comme les oiseaux qu’il adore : libre et attachant.

Passionné et tendrement drôle…

Casquette vissée sur la tête, Doc Seven m’a d’emblée fait penser à Montesquieu (et oui, je pense à Montesquieu face à un youtubeur !) « Une tête bien faite dans un corps sain ». Car Doc Seven, allias William, a tout du bon et beau garçon : joli minois, joli sourire, voix douce et attentive aux autres, capacité d’écoute… Bref, un jeune garçon sympathique et heureux dans la vie.

Doc Seven réveille et étonne les neurones de ses fans

Mais, comme Max Bird, Doc Seven est lui aussi un youtubeur étonnant.

Né en Guyane, il grandit en effet dans ce coin reculé et verdoyant de France, avant de passer un an à Sydney en Australie où il décroche un bac scientifique. Arrivant ensuite en métropole, il se lance alors sur Youtube où il cultive sa passion du chiffre 7 (d’où son nom), sa curiosité pour tout ce qui l’entoure, et son envie d’apprendre sur le thème des infos insolites, étonnantes, étourdissantes sur le crédo apprendre en s’amusant.

Et là aussi, c’est le carton plein ! Sa chaîne affole Youtube à chaque vidéo, publiées d’ailleurs à un rythme effréné.

L’un de ses meilleurs souvenirs sur Youtube ? La visite privé du centre spatial de Kourou en Guyane sur les traces de son enfance et de ses rêves d’enfants.

Les deux derniers livres étonnants de ces deux youtubeurs tout aussi étonnants… 

« Max Bird dézingue les idées reçues »

  • « Max Bird dézingue les idées reçues »

Pour démonter une idée reçue retorse, il faut une bonne dose de culture gé, un brin d’insolence et beaucoup d’humour : tout cela ne manque en rien à Max Bird. Le jeune homme reprend les bases et détricote pour nous ces idées bien ancrées dans la mémoire collective. Histoire, physique, chimie, biologie, géographie, société, technologie, etc. : cultivez-vous sans vous prendre la tête !

  • « Doc Seven 777 faits surprenants sur le monde qui nous entoure »

« Doc Seven 777 faits surprenants sur le monde qui nous entoure »

Après le succès du premier titre de Doc Seven, le revoilà avec un projet encore plus ambitieux et beaucoup plus volumineux : 777 infos stupéfiantes à partager en famille sous le sapin. Histoire, géo, technologie, sciences, culture geek : il y en aura pour tous les goûts !

Infos pratiques…

Les dédicaces sont gratuites.

Les prochaines dédicaces de Max Bird et Doc Seven sont prévues :

à BORDEAUX – le 11 novembre de 15h à 18h – au Cultura Bègles (Rue Denis Papin)
à BESANCON – le 25 novembre de 15h à 18h – à la librairie l’Intranquille (59 rue des Granges)
à MONTREUX (en Suisse) – le 2 décembre de 9h à 12h – à la libraire de Payot (avenue du Casino 49)

Toutes les infos sur la page Facebook de Max Bird via https://www.facebook.com/MaxBirdOfficiel/

Et sur celle de Doc Seven https://www.facebook.com/DocSevenTV/

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Leurs dernières vidéos pour finir, c’est cadeau, c’est pour vous ! 

 

Enfin un carnet pour faire bouger les vacances et l’école !

Voici l’unique carnet double-face école/vacances !

Pourquoi tout devrait s’arrêter lorsque les vacances débutent ? Pourquoi la vie devrait devenir triste lorsque l’école (re)commence ?

C’est l’idée (la très bonne idée) de base de cet unique (au monde 🙂 ) carnet double-face que les ados retournent en fonction du moment : une face vacances, une face école ! Simple, efficace, ludique et ultra pratique !

Drôle, pétillant, coloré, décalé, ce carnet double-face à la sauce Smiley a enthousiasmé mon ado de 13 ans qui, depuis la fin des grandes vacances d’été, le transporte un peu partout et passe beaucoup de temps à gribouiller dedans !

Quant à moi, j’adore l’idée qu’il soit le nez dans un livre et pas sur les écrans.

Bref, ce carnet double-face école/vacances Smiley a tout pour plaire aux petits comme aux grands !

C’est pour cette raison que j’ai eu très envie de vous le présenter !

Des activités pour faire bouger les vacances et prolonger leur esprit lorsque l’école reprend…

Du format d’un agenda classique, ce carnet se transporte donc très facilement dans un sac, une large poche, un cartable… Il est donc très simple de l’avoir sur soit un peu partout pour écrire, lire, découper, arracher, rire seul ou entre amis.

Avec sa couverture en carton résistant, ce carnet ce manie facilement et dure dans la longueur. Et le constat est le même avec les pages intérieures en papier assez épais. Ainsi, le jeune peut très facilement tourner les pages de son carnet, le tourner et le retourner dans tous les sens, mais aussi faire sans difficultés les nombreuses activités proposées au fil des pages : coller des photos, découper un jeu, et même percer des trous pour s’entraîner à faire le plus vite possible ses lacets de chaussures (j’adore vraiment l’idée !!!).

Des jeux à découper

Pas vraiment agenda, pas vraiment journal intime, pas vraiment carnet de photos, pas vraiment livre de jeux… Ce carnet double-face est en fait un peu tout cela à la fois, et c’est très ingénieux. Pour tout vous dire, j’aurai adoré avoir ce genre de livre lorsque j’étais ado et que, comme beaucoup d’entre nous, je couvrais mon agenda de petits textes, dessins, souvenirs, photos, collages…

Et puis j’aime le côté totalement décalé de ce carnet qui, vraiment, ose pas mal de trucs fous (mais que les ados adorent). Comme par exemple les pages défis (souvent dingues) : le défi de tuer un moustique avec le carnet (pardon à nos amis moustiques), le défi de coller ses vieilles taillures de crayons papiers qui traînent au fond de la trousse, le défi de n’écrire qu’avec un stylo correcteur blanc, le défi de dessiner le plus beau tour de sa main, le défi de dessiner (et de grimer) ses pires « ennemis »…

Et puis il y a aussi des défis que, j’espère, mon grand ado oubliera de faire (des défis un peu exutoires en fait, dans le style, au cas-où, j’ai ces solutions en stock) comme recouvrir un smiley du carnet de ketchup, de crème solaire ou de jus de fruits (oups…), d’écrire des choses affreuses sur ses pires profs et de glisser le texte dans un sac d’un copain (re-oups…), ou encore de tenter un lancer de carnet en bord de la piscine et le rattraper avant qu’il ne touche l’eau (rere-oups…).

Bref, vous l’aurez compris, ce carnet double-face école/vacances est complètement unique, totalement différent, vraiment fou… Et mon ado adore !

Infos pratiques

Des trucs fous…

Carnet double-face école/vacances Smiley

Paru aux éd. Les Livres du Dragon d’Or en mai 2017 (coll. Smiley)

144 pages

Dimensions : 14,1 cm x 20,5 cm

Prix : 9,95 €

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« La tour abolie », une fable cruellement saisissante de réalisme !

« La tour abolie »

Je me sens comme une naufragée agrippée à son pauvre rocher. A bout de souffle, la tête vide, la peur encore nouée au ventre, les muscles douloureux, je suis comme au bord du gouffre… Et pourtant, c’est échouée comme perdue dans mon salon que je me trouve.

La raison de cet état ? Je viens de terminer la dernière page du roman époustouflant « La tour abolie ». Une fable cynique de notre société que j’ai avalé en un souffle tant l’histoire et les personnages sont criants de vérité.

« La tour abolie » n’est donc pas un livre qui laisse indifférent. Au contraire, seuls les mûrs des étages supérieurs de cette gigantesque tour sont en marbre, alors que son socle, lui, se fissure.

Car à l’image de notre société où dans l’imaginaire collectif les élites sont en haut d’une pyramide de la réussite, et bien c’est en haut de la tour Magister dans le quartier de la Défense que travaillent le gratin, les ronds de cuir. Et plus on monte les trente-huit étages, plus on gravit l’échelle sociale. Au contraire, en bas, dans les sous-sols, dans les bas fond, on s’enfonce aux enfers du côté des bannis.

Et la tour Magister c’est un peu la tour de Babel des textes anciens, mais avec des personnages, beaucoup de personnages, d’une vérité et d’une profondeur rares.

L’auteur, Gérard Mordillat

Viscéralement engagé à gauche, l’auteur, Gérard Mordillat, donne vraiment à sa tour abolie un côté fin du monde très réaliste. Car dans cette société verticale où les humains de chaque étage ne se mélangent pas vraiment mais sont pourtant très interdépendants les uns des autres, il suffit d’un grain de sable pour que la machinerie se détraque.

Le caillou dans la chaussure de la tour, c’est une décision, une décision irraisonnée (comme le sont souvent les décisions hiérarchiques) qui met le feu au poudre : le directeur financier de la tour décide en effet de fermer le self pour récupérer de l’espace. Une décision parmi tant d’autres qui ne bouleverse par franchement le haut de la tour mais qui, dans les sous-sols, crée une véritable onde de choc. Car là, au fond du fond de la tour, là où la lumière n’arrive plus, vivent des hommes, à demeure, déjà morts socialement, et se nourrissant des déchets du self.

C’est alors la révolte, la révolte des enfers, la révolte des zombies venus des bas fonds de notre société et des bas fonds de la tour.

Une parabole des temps moderne

« La tout abolie » est une véritable parabole des temps modernes, chaque mot nous renvoyant à nos propres écueils sociaux. Chaque mot résonnant avec l’actualité, chaque mot alarmant face à nos déshérences. Et c’est vrai que dans cette tour où les humains vivent sans se regarder, il suffit d’un dysfonctionnement, pourtant anodin, pour créer le chaos.

Et puis « La tour abolie », c’est aussi et surtout des mots. Des mots qui font mal, des mots qui sautent à la figure. Avec son style si tranchant, si explosif, si millimétré, Gérard Mordillat arrive en effet à dresser une large galerie de portraits du grand patron au clochard déchu. Changeant de style comme on change d’étage, il nous fait trembler, rire, pleurer avec ses héros, sans jamais verser dans un misérabilisme facile.

C’est bon, c’est très bon. Cela réveille, secoue et donne envie d’aller voir un peu à chaque étage ce qui s’y passe !

Infos pratiques

« La tour abolie »

Gérard Mordillat

Paru le 23 août 2017 aux éd. Albin Michel

512 pages

Dimensions : 14 cm x 20,5 cm

Prix : 22,90 €

Crédit photos : Albin Michel

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Prenez le temps de la course du temps…

« Cox ou la course du temps »

Tout est une question de temps… C’est la réflexion qui me trotte dans la tête tout en commençant cette chronique littéraire sur un livre magnifique, un roman qui parle du temps en prenant son temps, en prenant même le temps nécessaire, « Cox ou la course du temps ».

Vous l’aurez compris, il est question de temps dans ce somptueux roman de Christoph Ransmayr (à mon sens, le plus grand auteur autrichien), du temps qui passe, du temps qui s’égrène, du temps que l’on essaie de mesurer et même de maîtriser, du temps qui s’accélère ou s’étire en fonction de nos émotions… Du temps que l’homme a toujours cherché à maîtriser sans jamais véritablement y arriver.

Jamais ? Ce n’est pas l’avis d’un Britannique So British, Alister Cox, qui, dans ce XVIIIe siècle européen qui se réveille enfin, s’avère être le spécialiste des automates et l’horloger le plus doué de sa génération. Anéanti par la mort de son enfant, sa fille Abigaïl, cet inventeur extraordinaire retrouve le goût de la vie et du temps très loin des brumes anglaises, à la cour du despotique empereur de Chine, Qianlong, dans son palais de Beijing.

Et avec sa plume envoûtante, Christoph Ransmayr nous emmène dans une histoire de temps, dans l’espace temps, très loin, dans cet empire de Chine si beau, si magique, si étonnant et si effrayant aussi, où les traditions souvent mystiques font oublier le temps.

Emporté dans une course contre le temps, dans un jeu avec le temps, Alister va tenter l’incroyable : construire pour l’empereur une horloge autonome qui calquerait son rythme sur les variations de la vie, ralentissant le temps en période de bonheur et l’accélérant lorsque la tristesse rôde. Et cette idée folle est incroyablement attirante, emportant le lecteur hors du temps pour un voyage exotique et profondément intérieur.

L’auteur Christoph Ransmayr

« Cox ou la course du temps », à lire en prenant son temps, son propre temps.


Infos pratiques

« Cox ou la course du temps »

Auteur : Alister Cox

Magnifique traduction de Bernard Kreiss

Paru le 23 août 2017 aux éditions Albin Michel

336 pages

Dimensions : 14 cm x 20,5 cm

Prix : 22,50 €

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Concours express !!


Voici la couverture de l’Agenda Bob l’Eponge 2017-2018

Concours express !!

C’est la rentrée en France !!
Alors voici le moment de gagner le nouvel Agenda Bob l’Eponge 2017-2018″paru chez 404 Editions !! 🙂
Pour cela, allez sur la page FACEBOOK de EVE MAG via https://www.facebook.com/evemaglemagdesfilles/
Puis trouvez les différents posts annonçant ce concours (facilement reconnaissables avec la couverture de Bob l’Eponge).
Ensuite, c’est très SIMPLE : 
 Pour être la ou le gagnant(e), rien de plus facile :
– Un COMMENTAIRE sous ces posts annonçant le concours (il est possible de participer à chaque post)
– Un PARTAGE en mode « PUBLIC » de ce concours (n’oubliez pas de le faire, c’est essentiel pour valider votre participation)
– Et UN J’AIME pour vous ABONNER à Eve Magazine (Bien sûr, si vous êtes déjà abonné(e), c’est tout bon pour vous)
Tirage au sort le dimanche 10 septembre, vers 18 h !!!
Bonne chance à toutes et tous ! ❤