Florence Foresti tourne et tourne encore !

Unknown3Florence Foresti n’en finit pas de remplir les salles de France et de Navarre. Ses fans sont tellement nombreux à vouloir l’applaudir que sa tournée s’allonge et s’allonge encore… La preuve, après être venue en Normandie en février dernier, elle est de retour ce soir au Zénith de Rouen !

Après ce passage attendu en Normandie, elle poursuivra sa tournée dans toute la France et en Belgique avant de terminer par un finish explosif en décembre au Palais Omnisports de Paris Bercy ! Un très joli cadeau de Noël pour tous ses fans !

Florence Foresti est en effet de ces ovnis inclassables qui bousculent le monde des humoristes. Haute comme trois pommes et galbée comme une arbalète, la dame est pourtant capable, uniquement avec sa voix un peu grave et ses mimiques désopilantes, de tenir un Zénith de plus de 5000 personnes ou même un Bercy plein comme un œuf.

Avec un débit de paroles affolant, la grande (par le talent) Florence réussi à faire mouche à chaque réplique, se moquant de tout et tous, mais toujours sans blesser. Et pas d’interdit avec la Floresti, c’est un festival ! A commencer par son regard désopilant sur sa propre vie de maman débordée courant encore (un peu) après sa jeunesse.

La maternité et ses non-dits, les hommes et leurs petites maladies qui deviennent des montagnes, les chefs d’entreprise parfois dragueurs et machos, les filles aux cheveux longs pas très malignes, et même l’avion de Barbie… Chacun en prend pour son grade. Et c’est à hurler de rire.

Savoir rire de soi-même, une thérapieu3

Femme jalouse, fumant et faisant encore la fête malgré tout (enfin pas elle… mais sa « jumelle maléfique »), s’ennuyant à mourir au parc, revenant (comme nous tous d’ailleurs) sur ses grands principes d’éducation (à commencer par les jouets en bois), revisitant avec plaisir les sacro-saints contes pour enfants, Florence Foresti n’hésite pas à se moquer d’elle même à chacun de ses spectacles. Et son tout nouveau one woman show, « Madame Foresti », avec lequel elle remplit (depuis déjà un an !) les salles de France et de Navarre, ne déroge bien sûr pas à la règle.

C’est même une « Madame Foresti » qui assume sa quarantaine passée, déborde toujours d’énergie, avec son inimitable style capillaire très personnel qu’elle catalogue même de « coupe de Playmobil » et son envie de ressembler aux indécoiffables et inchiffonables filles des magazines : Vanessa Paradis et Mélissa Theurian (sa voisine) en tête.

u5Et puis, cinq ans après son hillarant « Mother Fucker », on retrouve avec plaisir son regard acéré sur la vie, à commencer par la sienne… Une vie débordée et débordante d’énergie qui ressemble tant à la nôtre lorsqu’il s’agit d’éducation, de devoirs du soir, de petits mensonges que l’on fait parfois (souvent !) aux enfants pour ne pas briser leurs rêves de princes charmants et de princesses…

La grande, la très grande « Madame Foresti » débarque donc en Normandie ce soir, samedi 12 septembre… Et je l’attends avec impatience !

Bref, « Madame Foresti », c’est du bon, du très bon Foresti à savourer sans modération !

Pour tout savoir sur sa tournée qui continue, c’est ici !u4

L’humoriste préférée des Français sillonnent encore et toujours les routes pendant toute cette fin d’année 2015. Vous la retrouverez donc en France et de Belgique, avant un finish en beauté à Paris Bercy ! Avec son nouveau one woman show « Madame Foresti », elle sera donc le :

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  • Samedi 12 septembre au Zénith de Rouen
  • Mercredi 23 septembre à Périgueux
  • Jeudi 24 septembre à Toulouse
  • Vendredi 25 septembre à Bordeaux
  • Samedi 26 septembre à Pau
  • Mardi 6 octobre à Rennes
  • Mercredi 7 octobre à Nantes
  • Vendredi 9 octobre à Bruxelles
  • Samedi 10 octobre à Lille
  • Jeudi 5 novembre à MarseilleUnknown2
  • Vendredi 6 novembre à Montpellier
  • Samedi 7 novembre à Nice
  • Mercredi 18 novembre à Dijon
  • Jeudi 19 novembre à Amneville
  • Vendredi 20 à Epernay
  • Samedi 21 novembre à Nancy
  • Mardi 1er décembre à Chambéry
  • Samedi 5 décembre à Clermont Ferrand
  • Jeudi 17 décembre à Saint Etienne
  • Samedi 19 décembre à Lyon
  • UnknownMardi 22 décembre et mercredi 23 décembre à Paris au Palais Omnisports de Bercy

Tarifs des places : à partir de 35 €.

Plus de renseignements dans les points de vente habituels.

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Pour patienter, voici juste pour vous, les horaires de bureau… Et je suis largeeeeee !

« Je fais le loir, le cobra et la rainette » ou comment initier les plus jeunes au yoga

UnknownLes bienfaits du yoga ne sont plus à démontrer !

Favorisant la détente, le bien être, la compréhension de son corps et de son esprit, le yoga est une activité pratiquée par de plus en plus d’adeptes à travers le monde.

Mais ce qui est très étonnant et novateur avec ce tout nouveau livre « Je fais le loir, le cobra et la rainette », c’est que le yoga est aussi accessible et profitable aux plus jeunes, et ce, dès 2 ans.

Et voilà ce que j’ai découvert et aimé, véritablement aimé, avec ce livre très pratique et très bien fait, qui propose une méthode très ludique combinant avec art gymnastique et yoga : « Je fais le loir, le cobra et la rainette ».

 

Un livre adapté aux plus petits, vraiment adapté aux plus petits !

Ce que j’adore avec ce livre au titre déjà très ludique, « Je fais le loir, le cobra et la rainette », c’est qu’il est parfaitement pensé pour les enfants.Unknown3

Quelques exemples…

  • J’aime les noms des postures de yoga qui sont très imagées pour permettre à l’enfant de comprendre rapidement qu’elle est cette position et ce qu’elle lui inspire : le crocodile, le crabe, le lion, la grenouille, le guerrier, la marionnette, le chat perché, le funambule, l’aviron… Le yoga et la gym-détente deviennent ludique !
  • J’aime les photos très sympas d’enfants souriants avec un adulte (homme ou femme) pour imager les positions à reproduire. Ces jolies photos donnent véritablement envie d’essayer toutes les postures (asanas).
  • Unknown4J’aime tout particulièrement le dernier chapitre « La gym avec maman » proposant des exercices simples et souvent rigolos permettant de « travailler » avec les plus jeunes et de commencer à découvrir son corps, même dès 2 ans. Des exercices parfaits pour nouer des relations privilégiées avec bébé (et travailler les fessiers de mamans !)
  • J’aime le fait que les 50 exercices proposés sont simples et assez faciles à reproduire. Pas de déception en vue donc, l’enfant va être valorisé en réussissant à coup sûr chaque posture.
  • J’aime le côté véritablement pratique de ce livre qui détaille, pas à pas, chaque geste à faire pour réaliser une posture. Avec en plus le petit logo « photo » (en vert pour ne pas le manquer) qui apparaît au moment où l’image correspond au déroulement de l’exercice.
  • J’aime les petits conseils pratiques très utiles distillés (toujours en vert pour le fun) avec chaque posture.
  • Et puis j’ai adoré le début du livre qui se propose de faire découvrir aux plus petits l’importance du souffle, du souffle maîtrisé, de la relaxation, des chakras ouuimages de l’échauffement.

Bref, vous l’aurez compris, j’ai adoré ce livre « Je fais le loir, le cobra et la rainette » qui propose une méthode ludique et simple pour apprendre aux plus petits à se détendre, à ressentir leur corps et leur respiration, à se calmer, à gérer un mal de dos ou des troubles intestinaux, à apprendre à se concentrer, à surmonter leur anxiété et leurs tensions…

Personnellement, j’ai testé avec mes bambins et nous sommes devenus fans !

 

L’auteur en quelques mots

L'auteur, Jean-Pierre Clémenceau

L’auteur, Jean-Pierre Clémenceau

Jean-Pierre Clémenceau est préparateur physique diplômé d état, spécialisé en kinésithérapie.

Devenu une référence dans le milieu de la forme et du bien-être, il est le coach attitré de nombreuses personnalités.

Il anime régulièrement des stages dans les hauts lieux du spa international et dans les plus grands centres de remise en forme parisiens.

Il est l’auteur à succès de nombreux livres et DVD.

 

Infos pratiques

« Je fais le loir, le cobra et la rainette »uimages

Sous titre : « 50 exercices de yoga pour les enfants »

Jean-Pierre Clémenceau

Paru le 3 septembre 2015 aux éd. Albin Michel

112 pages

Dimensions : 17 cm x 21 cm

Prix : 15 euros

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« Tous nos noms »… Bouleversant de justesse !

UnknownS’il y a un roman qui, en cette rentrée, résonne terriblement avec l’actualité internationale si troublée, c’est bien celui de Dinaw Mengestu, « Tous nos noms ».

Certes, l’histoire de ce très bon livre se joue dans les années 1970 entre l’Ouganda et les Etats-Unis, mais les événements, les sentiments, les peurs, les frustrations, les espoirs, les personnages ressemblent à s’y méprendre aux hommes et aux femmes d’aujourd’hui, si épris de liberté et de (folles) espérances.

Sans tomber dans la thèse assommante ou dans le reportage larmoyant, « Tous nos noms » est une histoire d’humains, un roman mélancolique et juste.

Un vrai très bon roman à découvrir absolument.

 

Un avant-goût de l’histoire…

Isaac ne souhaite qu’une seule chose : changer de vie, redémarrer une autre vie loin, très loin de l’Ouganda, son pays meurtri par une guerre civile terrible.

Errant depuis toujours sur son propre continent, allant jusqu’à changer de nom pour renaître totalement, l’étudiant est contraint de fuir vers les Etats-Unis, un pays en forme d’Eldorado pour lui, qui reste pourtant, dans les années 70, encore traumatisé par la guerre du Vietnam.

L'auteur,

L’auteur, Dinaw Mengestu

Perdu dans cette Amérique post-raciale qu’il ne comprend pas, Isaac porte comme un fardeau malheureux sa Terre qu’il ne peut se résoudre à oublier. Et c’est une succession de « petites » vexations raciales qui jalonnent son parcours avant qu’il ne rencontre, au cœur de l’Amérique rurale qu’est le Midwest, Helen, une jeune assistante sociale éprise d’une envie de gommer les inégalités.

Choc des cultures, choc des envies, choc des espérances, Isaac et Helen se rencontrent, tentent de s’apprivoiser dans une relation d’amitié virant à l’amour. Tout en découvrant, un peu plus chaque jour, ce monde qui leur renvoie à la figure leurs différences, leurs cruelles et inacceptables différences dans une société encore terriblement figée, voire hostile.

Et j’ai particulièrement aimé ce regard de l’un sur l’autre, cette confrontation pipée dès le départ. Sans faux-semblant, mais sans tomber non plus dans un misérabilisme exacerbé, l’auteur nous montre au fil des lignes, avec pudeur et justesse, la difficulté pour Isaac de se (re)construire sans pour autant renier cet autre qu’il était en Afrique. Et la difficulté pour Helen de s’affirmer dans cette société qui l’étonne et souvent la déçoit.

J’ai aussi aimé cette façon d’humaniser ce phénomène si complexe de la migration forcée. Cette façon de faire battre un cœur derrière la fuite, le chaos et la solitude.

Et puis je me suis particulièrement attachée à ces deux personnages cassés par la vie : Helen, assistante sociale d’une trentaine d’années, qui se dévoue corps et âme à son travail, au point de passer à côté de sa propre vie. Et Isaac, fracassé par une guerre civile, réussissant à poursuivre ses études au cour des Etats-Unis, rêvant de devenir écrivain tout en se cachant derrière ses peurs, ses rêves perdus, sa fuite sans réponse… Et cette rencontre de ces deux êtres est magnifique, mélancolique, juste, touchante et totalement bouleversante.

Deauville

Roman Prix littéraire 2015 du Festival de cinéma américain de Deauville

Enfin, mention spéciale à la couverture si particulière et intrigante qui donne le ton de ce merveilleux livre.

 

L’auteur en quelques mots…

Né à Addis-Abeba en 1978, avant d’émigrer aux États-Unis avec sa famille l’année suivante, Dinaw Mengestu est l’auteur des Belles choses que porte le ciel (2007, Prix du Premier Roman étranger, sélectionné par le magazine LIRE parmi les vingt meilleurs livres de l année) et Ce qu’on peut lire dans l’air (2011, Prix Mahogany). Distingué en 2007 par la National Book Foundation comme l’un des cinq meilleurs jeunes auteurs américains, puis en 2010 par le New Yorker qui le sélectionne parmi les vingt meilleurs écrivains américains de moins de 40 ans, Dinaw Mengestu a été élu en 2012 parmi les lauréats des « genius grants » attribués chaque année par la prestigieuse MacArthur Foundation.

 

Infos pratiques

« Tous nos noms »Unknown3

Dinaw Mengestu

Traduit en français par Michèle Albaret-Maatsch

Paru en août 2015 aux éd. Albin Michel

336 pages

Dimensions : 20,5 cm x 14 cm

Prix : 21,50 euros

 

UnknownDes prix qui en disent longs…

Classé parmi les dix meilleurs romans de l »année par le New York Times.

Élu « livre de l’année » par le quotidien britannique The Independent.

Prix littéraire 2015 du Festival de cinéma américain de Deauville

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« Méfiez-vous des femmes exceptionnelles »… Jubilatoire !

Unknown« Méfiez-vous des femmes exceptionnelles », un roman au titre remarquable, un roman au titre qui m’a d’emblée plus et interpelé, un roman écrit par une femme (Claire Delannoy) pour les femmes… Mais pas seulement.

« Méfiez-vous des femmes exceptionnelles » nous offre (comme un joli et savoureux présent de rentrée) les portraits croisés de cinq amies, cinq femmes libres et indépendantes que le lecteur suit sur plusieurs décennies de vie. Et comme dans un grand jeu de la vérité (ou pas), chacune se livre sur sa vie personnelle mais aussi sur leur histoire commune.

Et comme toujours, chaque regard est différent, éclairé par une histoire propre. Les omissions, les mensonges, les paradoxes, les contradictions, les fâcheries, les réconciliations, les éloignements, les retrouvailles côtoient la vérité et leur propre vérité.

Au travers de cette amitié au long cours, c’est le cheminement même des femmes (et de l’héritage de mai 68) au sein de notre société en ébullition qui nous saute au visage. Un livre à la fois pudique et très libéré.

 

Pourquoi je vous recommande ce roman ?Unknown4

J’ai particulièrement aimé ce livre de Claire Delannoy car, derrière un roman féminin (certes bien écrit) mais revendiquant son côté roman, il porte aussi une vraie réflexion plus profonde sur la condition des femmes d’aujourd’hui.

En effet, au travers de cette histoire d’une longue amitié d’une trentaine d’années, ces cinq femmes osent se confier, osent être elle-même, avec tout le paradoxe de l’image que l’on souhaite renvoyer aux autres. Et ce, certainement beaucoup plus facilement qu’en famille, surtout dans notre société où le modèle familial est sérieusement malmené.

imagesAu côté de ces cinq femmes qui se revendiquent  (sans toujours y arriver) indépendantes, mais aussi libres, s’assumant financièrement, et vivant leurs amours comme elles l’entendent, on entrevoit la difficulté d’être femme aujourd’hui, la difficulté de se créer un personnage sans véritable modèle. En effet, alors que les hommes ont des générations d’hommes affranchis et libres à se mettre sous la dent pour se construire (en se conformant ou pas à ces modèles), les cinq femmes de ce roman n’ont pas des générations de femmes libres comme modèle à construire ou déconstruire. Certes il y a bien quelques exceptions, mais la découverte de la liberté féminine et l’apprentissage de la liberté féminine sont tout de même encore naissant et balbutiant dans notre société.

Et c’est cette réflexion plus profonde sur la condition même des femmes d’aujourd’hui, sur leurs aspirations et leurs paradoxes qui m’a particulièrement séduite dans ce très bon roman annonçant la couleur avec ce titre si original : « Méfiez-vous des femmes exceptionnelles ».

 

Des personnages exceptionnels ?Unknown3
Et c’est cette notion (consciente ou pas d’ailleurs) d’une liberté, d’une indépendance à construire qui m’a interpellée chez les cinq personnages à la fois si différents et si proches de ce roman. Cinq personnages qui imagent assez bien une génération entière de femmes.

Car chacune cherche à inventer sa propre liberté.

Il y a par exemple Diane, l’héroïne, qui tente, entre autre, de revisiter le mariage et les relations amoureuses, créant son propre modèle d’union(s) qu’elle pense novateur et libre. Mariée très jeune, son couple est pourtant très libertaire tout en étant très secret sur ces relations extra-conjugales. Mais à la mort de son mari, elle découvre une vie parallèle et une fille cachée, déjà ado, qui lui tombe dessus et remet en cause toutes ses belles croyance ? Alors, une telle construction amoureuse basée sur le paradoxe peut-elle survivre au temps ?

Il y a aussi la fantasque Chris, l’artiste-peintre jusqu’au-boutiste qui a tout quitté pour s’épanouir seule dans la nature, vivant ses relations au gré du vent. La petite émigrée ukrainienne est devenue célèbre, mais est-elle vraiment si libre et surtout heureuse ?

femme_nature_petiteIl y a aussi Marie, désormais grand-mère, et qui prend conscience que le temps (et ses espoirs) filent comme le vent. Ou Nour, la riche et belle Marocaine qui s’est affranchie de sa société, s’émancipant des hommes et des rites ancestraux sans toujours y arriver. Et puis, Sofia, mère adoptive d’une petite orpheline qui la pousse à s’interroger sur ses rêves et ses espoirs.

Diane dont la vie s’écroule  se tourne alors vers ses amies, vers ses piliers, ses racines. Et ces retrouvailles en forme de confessions l’a ramène à ses espoirs de jeunesse.

Traductrice, femme d’affaire, professeur d’histoire, artiste-peintre, ces cinq femmes sont assez proches des femmes que l’on peut croiser en famille, dans le métro, au restaurant… Elles n’ont rien d’exceptionnel. Et pourtant, elles revendiquent toutes quelque chose d’exceptionnel en elle.

L'auteure, Claire Delannoy

L’auteure, Claire Delannoy

 

Et c’est cet élément que j’ai aussi particulièrement aimé. Le fait que cet excellent et intrigant titre « Méfiez-vous des femmes exceptionnelles » se comprend différemment à la fin du livre.

Alors un dernier conseil : lisez ce très bon roman de la rentrée et vous comprendrez vraiment pourquoi ces femmes sont exceptionnelles !

 

L’auteure en quelques mots

Claire Delannoy, éditrice, a publié trois romans, La guerre, l’Amérique, – Goncourt du premier roman en 2003 –, La conquête de l’Est (2005), Remember me (2008) et un essai Lettre à un jeune écrivain (2005).

 

Infos pratiques

Unknown3« Méfiez-vous des femmes exceptionnelles »

Claire Delannoy

Paru en août 2015 aux éd. Albin Michel

Dimensions : 20,5 cm x 14 cm

Prix : 18,00 euros

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« Le crime du comte Neville » d’Amélie Nothomb… Succulent !

UnknownC’est devenu une (agréable) tradition de la rentrée littéraire : tous les ans, dans les tous premiers livres qui annoncent l’automne, se cache toujours LE nouveau Amélie Nothomb.

Et la très bonne nouvelle de cette rentrée, c’est que le cru 2015 est bon, très bon, excellent même !

« Le crime du comte Neville » (facétieux clin d’œil à Oscar Wilde) est une enquête truculente à souhait dans une garden-party d’un aristocrate belge complètement désargenté, si sans-le-sous qu’il va devoir vendre son château familial.

Et ce qu’il y a de délicieusement fou et joyeux à la fois avec Amélie Nothomb, c’est qu’elle distille du bonheur comme des petites bulles de champagne qui pétillent encore dans la tête longtemps après avoir terminé ses livres qui semblent (tant ils sont écrits avec cette finesse décalée si propre à Amélie) toujours trop courts.

 

L’histoire en quelques mots…

L'auteure, Amélie Nothomb

L’auteure, Amélie Nothomb

Le comte Henri de Neville est un aristocrate… belge. Et oui, il y en a encore quelques-uns en Belgique ! Mais celui-ci, sous la plume totalement fantasque et délurée d’Amélie Nothomb, est désargenté. Contraint de vendre le château de ses ancêtres, pourtant dans sa famille depuis 1799.

Et rien ne va vraiment plus pour ce pauvre (dans tous les sens du terme) homme puisqu’une voyante lui prédit qu’il va tuer l’un de ses invités lors de cette ultime garden-party au château, une fête d’adieu à ses mûrs qu’il donnera prochainement… Et la date de cette mort annoncée trotte et trotte dans la tête du comte -qui compte ses dernières pièces et ses dernières heures- comme les aiguilles d’une infernale pendule : le 4 octobre.

Tout est alors chamboulé dans la vie du comte. Tuer, c’est en effet indécent pour lui, mais pas non plus totalement inacceptable. Mais tuer un de SES invités, c’est inconcevable. Cela ne se fait dans la noblesse belge !

Et puis surtout qui ? Qui va-t-il devoir tuer ? La question le torture…

Amélie Nothomb dont la voix se mélange à celle de Sérieuse, son héroïne

Amélie Nothomb dont la voix se mélange à celle de Sérieuse, son héroïne

C’est alors que l’un de ses trois enfants, sa fille baptisée « Sérieuse », lui propose une solution étrange : être la victime, être sa victime.

Et cette solution étonnante, elle la défend, suppliant même son père atterré. Car Sérieuse ne vit plus, elle survit dans un monde où elle ne ressent plus rien, plus aucune émotion, plus aucune sensation. Après un choc amoureux qui ne dit pas son nom, elle est fatiguée par la vie, fatiguée par son monde. Et la jeune femme s’autorise donc l’ultime fantasque d’un assassinat « paternel », espérant ainsi ressentir enfin une dernière et si attendue émotion.

Au travers de l’histoire de Sérieuse, c’est une satire sociale, acérée et truculente de l’aristocratie belge (et l’aristocratie en général) que nous offre, avec le brio qu’on lui connaît, Amélie Nothomb. Et comme toujours, c’est divinement écrit, sur le fil du rasoir, entre tragédie et comédie.

 

Joli clin d’œil drôlissime à Oscar Wilde…

Comme toujours, l'écriture d'Amélie Nothomb, se reconnaît en quelques mots

Comme toujours, l’écriture d’Amélie Nothomb se reconnaît en quelques mots

Amélie Nothomb le reconnaît elle même, elle a voulu avec ce nouveau roman faire un joli clin d’œil (réussi) à Oscar Wilde.

Et dès le titre, elle annonce la couleur…

« Le Crime du comte Neville » résonne en effet en écho au roman « Le Crime de lord Arthur Saville ». Et c’est avec malice que la belle au chapeau noir plonge dans l’univers de ce Lord Arthur pour créer son conte et son Comte.

Mais loin de tomber dans les travers peu avouables de la copie, Amélie assume et dépoussière à sa sauce le texte du grand Oscar Wilde. Elle le passe sans complexe à sa moulinette délirante et ubuesque, le transposant dans un autre monde.

Le résultat est ce roman aiguisé à souhait, écrit à la plume et au couteau, aux dialogues délirants, ubuesques et incisifs. Bref, « Le Crime du comte Neville », c’est du grand, du très grand Amélie Nothomb !

A découvrir absolument pour bien attaquer cette rentrée !

 

Infos pratiques

u2« Le Crime du comte Neville »

Amélie Nothomb

Paru en août 2015 aux éd. Albin Michel

144 pages

Dimensions : 20 cm x 13 cm

Prix : 15,00 euros

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