Pourquoi ne pas manger de fraises espagnoles ?

UnknownDepuis déjà quelques semaines (alors que nous sommes seulement au début du printemps !), les fraises espagnoles envahissent de nouveau les étales de France et de Navarre.

Rouges à souhait, souvent en tête de gondoles, à des prix défiants toute concurrence (encore ce matin, 0,80 € la barquette de 500 grammes dans les centres E. Leclerc), les fraises espagnoles ont tout pour séduire…

Et pourtant, derrière la Chiquita fresa de Donana (LA fraise d’Espagne) se cachent bien des non-dits à vomir !

Alors voici ­­­­quatre bonnes raisons de ne pas acheter de fraises d’Espagne et de privilégier sa consœur française, certes un poil plus chère, mais tellement meilleure à tout point de vue.

  • Pour inonder le marché international et répondre à la demande de fraises en constante augmentation dans le monde, l’Espagne est devenue le paradis de la fraise en Europe avec plus de 300 millions de kilos produits chaque année.

    La production de fraises espagnoles est inondée de produits chimiques

    La production de fraises espagnoles est inondée de produits chimiques

Mais pour réussir ce tour de force sucré, les producteurs ibériques ont donc des envies de gigantisme toujours plus grand. Et la flore comme la faune andalouses perdent chaque année un peu plus leur identité au profit d’une culture extensive de fraises qui dévaste tout sur son passage, modifiant le paysage, les écosystème et la biodiversité.

Depuis une quarantaine d’année, c’est en effet sur la côte ouest de l’Espagne que se concentre la production rouge, aussi rouge que le sang des animaux qui voient chaque année disparaître leur habitat.

Dégradant les sols et la faune locale, des milliers d’hectares de production de fraises pompent ainsi à outrance les réserves en eau de la région, au grand désespoir des milliers d’oiseaux qui trouvent chaque hiver refuge au sud et à l’ouest de l’Espagne, ou même du lynx ibérique, carrément lui menacé d’extinction.

Quant au Parc naturel de Donana, fierté de la Huelva (reconnu comme une réserve de la biosphère et patrimoine de l’humanité, entre autre pour son important refuge ornithologique), il est chaque année un peu plus grignoté au profit de nos envies de fraises. Et ce, en toute impunité.

  • Une fraise à la chantilly ? Non aux produits chimiques !

u3Dégustez des produits chimiques aussi étranges et peu ragoutants que le cyprodinil, le fludioxonil,  le fenhexamide, le tolylfluanide (désormais interdit en France) ou l’azoxystrobine, ça vous tente ?

Et bien, c’est pourtant ce que l’on consomme arrosé de sucre et de chantilly en se « régalant » de fraises d’Espagne.

La production espagnole étant aspergée et inondée de produits chimiques pour produire toujours plus de fruits.

Résultats : des fraises, certes d’une jolie couleur rouge (tellement rouge vif toute l’année que cela en devient étonnant et suspect), mais d’un rouge aussi dangereux que la pomme rouge tendue à Blanche Neige par l’affreuse sorcière !

Et bien sûr, dans l’ouest de l’Espagne, les populations habitants à proximité des lieux de production sont fortement impactées par cette pollution à outrance. Sans parler des travailleurs de la fraise espagnole (le plus souvent clandestins marocains et roumains) qui travaillent dans des conditions lamentables et pour un salaire indécent.

La Mara des bois française, une fraise qui a vraiment le goût... de fraises !

La Mara des bois française, une fraise qui a vraiment le goût… de fraises !

  • Et le respect des saisons dans tout cela ? Et bien en Espagne, on peut vraiment dire qu’il n’y a plus de saisons en matière de production de fraises !

L’idée étant de sans cesse « tromper » les fruits pour pousser toujours et encore plus la production.

Comment ? L’été, lorsque les fraises devraient profiter de tous les attraits du soleil (puisque la fraise est, rappelons-le tout de même, un fruit d’été…), les producteurs espagnols placent les plants dans des frigos géants pour « faire croire » aux fruits en devenir que c’est la période hivernale et ainsi booster la production. Et c’est là que la production explose donnant beaucoup de fruits, certes, mais sans aucun goût !

Au printemps, l’idée est d’accélérer la sensation de chaleur étouffante émanant du sol en couvrant les fruits sous des bâches noires.

Et l’automne, c’est le monde à l’envers puisque les producteurs espagnols pratiquent le grand ménage de printemps, en nettoyant la terre sableuse qui tapisse les sols de production à grands coups de produits chimiques, détruisant la microfaune pourtant si nécessaire et aseptisant tout comme dans un labo… de chimie !

  • Enfin, pour satisfaire le marché français, les fraises espagnoles font en moyenne de 1000 à 2000 km en camion, inondant les marchés et magasins de l’hexagone, au grand dam des producteurs 100% frenchies.
La gariguette, sucrée comme un bonbon

La Garriguette, sucrée comme un bonbon

Voilà pourquoi, lorsque reviennent les beaux jours, je me fais plaisir avec des fraises, mais des fraises françaises. De la délicieuse  Garriguette, à la savoureuse Ciflorette, en passant par la merveilleuse Charlotte ou la savoureuse Mara des bois, les fraises frenchies ont de beaux atouts. Et ce sont des fraises goûteuses qui sont, certes, un peu plus chères, mais tellement meilleures à tout point de vue !

Je préfère donc en manger moins mais meilleur !

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