« Quand j’étais vivant », un livre totalement différent

Unknown« Quand j’étais vivant » est un livre qui ne ressemble à aucun autre !

Tant par son histoire, que par son écriture, son intrigue ou même le jeu de miroirs qui s’opère entre les quatre personnages principaux.

Les premières pages du livre sont à elles seules étonnantes (et annonciatrices d’un bon roman). C’est en effet dans le noir complet que l’on rencontre pour la première fois Juma, Harrisson, N’Dilo et Pearl. Ils sont morts et en ont conscience. Tournent alors devant leurs yeux des bouts de leur vie, un peu comme des extraits de films projetés sur un écran.

Et c’est à leur côté, en revivant avec eux quelques brides de leur vie qui tombent presque au hasard et sans chronologie apparente qu’on les découvre mieux, apprenant à les aimer et les comprendre, et ressentant leurs peurs, mais aussi leurs joies, leurs émotions, leurs victoires, leurs erreurs, leur bonheur et leur malheur. Des moments de vie qu’ils commentent décomplexée par la légèreté de la mort.

Le traffic de l'ivoire massacrant tant d'éléphants est au coeur de ce très bon roman

Le trafic de l’ivoire massacrant tant d’éléphants est au coeur de ce très bon roman

Le tout, magnifiquement écrit par l’auteur, Estelle Nollet, à l’écriture bien trempée et ciselée.

 

Un peu plus sur l’histoire ?

Juma, Harrisson, N’Dilo et Pearl se « retrouvent » donc ensemble après la mort dans un lieu qui n’existe pas, une antichambre du néant en quelque sorte. Et ils s’aperçoivent (le savaient-ils de leur vivant ? On le saura au fil des pages…) qu’ils ont tous vécu au moment au même endroit : des années 50 à la fin du XXe siècle sur la même réserve africaine.

Pourtant, leurs existences ont été bien différentes.

Les éléphants sont doués d'émotions comme le montre totalement l'auteure

Les éléphants sont doués d’émotions comme le montre totalement l’auteure

Juma, l’enfant Albinos tellement persécuté pour sa différence, a été recueilli par Harrison.

Harrison, l’homme blanc qui a vécu en Angleterre, a hérité de la réserve africaine de son père.

N’Dilo, l’homme noir, est l’ami d’enfance d’Harrison. Mais la vie ne lui a pas offert la même chance que son ami. Et il finit par devenir le bras droit d’un chef de guerre et contrebandier sanguinaire.

Et puis il y a Pearl, un étonnant personnage puisque c’est une éléphante (douée de la parole), qui est devenue proche d’Harrison depuis qu’il a sauvé un de ses petits.

Bien sûr, l’existence de ces quatre personnages si différents va se mêler et s’entremêler au fil des pages (et des bribes de vie qui défilent devant leurs yeux) pour nous offrir le portrait somptueux d’une Afrique sauvage, magnifique et effrayante.

A découvrir !

 

L’auteur en quelques mots

L'auteure, Estelle Nollet

L’auteure, Estelle Nollet

Née en Centrafrique, Estelle Nollet a travaillé dans la publicité en France, en Australie et en Nouvelle-Zélande, pratiqué la plongée sousmarine au Mexique, arpenté l’Afrique de l’Ouest et Madagascar avant de retourner en Nouvelle-Zélande. A 36 ans, elle est de retour à Paris. Entretemps elle a publié On ne boit pas les rats-kangourous (2009) et Le bon, la brute, etc (2011), très remarqués par la critique et les prix littéraires.

 

Infos pratiques

Unknown3« Quand j’étais vivant »

Estelle Nollet

Paru en janvier 2015 aux éd. Albin Michel

273 pages

Dimensions : 20,5 cm x 14 cm

Prix : 19 €

Unknown

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