« Aimer ses enfants sans se laisser dévorer »… Tout est dit !

51MsI13OYsL._SY344_BO1,204,203,200_Avoir un enfant est un bouleversement total, extraordinaire, incroyable, tellement chargé d’émotion et de bonheur. Mais devenir parent, c’est une autre histoire, surtout pour les « mères-louves » dans mon genre qui ont bien du mal à déléguer l’éducation de leur progéniture.

C’est donc avec délectation que j’ai commencé la lecture de ce très bon « Aimer ses enfants sans se laisser dévorer ». Et je me suis fait prendre au jeu, me retrouvant totalement dans ces mères-qui-veulent-tellement-bien-faire-qu’ils-en-arrivent-à-être-un-peu-(beaucoup)-vampiriser-par-leurs-bambins !

Sans jamais juger noc actes de parents (et en comprenant même que chaque papa et chaque maman cherchent à faire de son mieux), Lyliane Nemet-Pier, l’auteur, nous propose donc des pistes simples et faciles à vivre pour essayer d’aimer toujours autant son enfant mais sans se laisser dévorer.Unknown

 

Mais pourquoi ça capote ?

C’est logique en fait de tout donner à son enfant dans les premiers mois de sa vie. Car « un bébé est complètement dépendant de ses parents, il les dévore donc non stop », explique Lyliane Nemet-Pier. Mais peu à peu, avec les acquisitions, l’enfant devrait prendre son autonomie progressivement, « dévorant de moins en moins ses parents ». Et c’est là que le bas blesse. Nombre de parents ne sachant plus ou n’osant plus poser des limites rassurantes et adaptées à l’âge de l’enfant.

Et le souci, selon la psychologue-clinicienne et psychanalyste Lyliane Nemet-Pier, c’est que certains enfants en arrivent à « vampiriser » leurs parents, se comportant même en petit tyran.

 

Père et mère sont-ils égaux face à la convoitise des enfants ?

chere-soeur-fascination-quont-enfants-reluque-l-1Et bien non. Et c’est normal. Alors on se rassure mesdames…

Et c’est logique même… La mère porte l’enfant, elle lui donne le sein. Bref, elle est « convoité par le bébé » d’une façon différente du père.

Les pères sont mêmes ceux qui sont chargés (dans le partage des tâches de l’éducation) de faire en sorte que les mères se fassent de moins en moins dévorer par leurs enfants. Ils doivent servir de « tiers séparateur de la mère d’avec son bébé ». Mais les hommes ont de plus en plus de difficulté à poser l’autorité et joue de moins en moins leur rôle.

 

« Il n’y a pas d’éducation sans conflit »

Il ne faut pas négocier, ni crier, ni céder, ni poser des limites fluctuantes pour supprimer ou éviter les conflits avec un enfant. En imageseffet, « il n’y a pas d’éducation sans conflit » explique l’auteur.

Pourquoi les conflits alors ? C’est simple en fait, c’est une question de point de vue différent entre l’enfant qui est dans le plaisir et l’éducation à la vie qui est, elle, dans le principe de réalité. C’est pourquoi il est important, sans crier (mais en tenant bon) de poser des règles et des limites (adaptés à l’âge de l’enfant) sur l’heure des repas, du coucher, des devoirs… Des limites qui, si elles ne fluctuent pas (en fonction de la fatigue des parents), sont des limites rassurantes.

 

Pour résumer…

MamanQuoiencore_MelleCaroline_illustrationÊtre parent, c’est aussi :

– prendre le temps de respirer

– s’autoriser à éprouver des sentiments négatifs

– s’identifier à son enfant, mais pas trop

– éviter que tout tourne autour de lui

– donner sans tout donner

– renoncer à vouloir être parfait

– savoir déléguer…

Bref, mesdames, ce livre est surtout fait pour nous. Pour nous aider à nous autoriser à ne pas être parfaites, à déléguer davantage au père, et parfois penser à elles…

Ainsi sortie de cette spirale de maman vampirisée et débordée, toute la famille s’en portera mieux.

 

Pourquoi j’aime ce livre ?

m-re-indigne1J’ai aimé ce livre car il n’est pas moralisateur. Mais il permet plutôt, en dédramatisant, d’aider chaque parent à faire le point sur son système d’éducation. Et surtout à comprendre pourquoi nous avons parfois (souvent) des difficultés à être ferme avec nos chers petits bambins. Bref à identifier ces petits moments (clefs) où on pourrait faire autrement.

Ce livre apporte aussi une véritable bouffée d’oxygène aux parents qui n’en peuvent plus.

Instructif !

 

L’auteur en quelques mots

Lyliane Nemet-Pier, l'auteur

Lyliane Nemet-Pier, l’auteur

, psychologue-clinicienne et psychanalyste. Elle est connue du public pour ses livres Peur du noir, monstres et cauchemars (avec Françoise Devillers Albin Michel, 2009) et Cet enfant qui ne dort pas (Albin Michel, 2013).

 

Infos pratiques

« Aimer ses enfants sans se laisser dévorer »

Lyliane Nemet-Pier

Paru en janvier 2014 aux éd. Albin Michel

216 pages

Prix : 15 €

Retrouvez toutes les infos evemag sur facebook via le lien  https://www.facebook.com/evemaglemagdesfilles?ref=hl

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